Le projet Les services Conseils et outils
Installer GNU/Linux Sidux
et surtout post-installer pour les francophones !

Sidux est un système issu de Debian Sid, fonctionnant à partir d’un CD et pouvant s’installer très rapidement et facilement. C’est une bonne option pour les débutants sous GNU/linux. Pour un environnement stable de production on pourra lui préférer une installation de Debian Lenny ; mais il est toujours possible d’installer les deux !

Comme tout choix technique Sidux aura ses avantages comme ses inconvénients. Au titre des avantages, il y a son accessibilité, la réactivité de sa communauté, sa documentation didactique, et le fait que la distribution permette des utilisations expertes de logiciels en version d’autant plus récentes qu’ils sont fournis dans leur version encore en développement (SID = still in development). Les seuls inconvénients sont liés à cette dernière caractéristique, puisqu’à certaines périodes certains outils y peuvent devenir momentannément inutilisables [1], ou devant être remplacés par des équivalents, et que les mises-à-jour gagnent à s’effectuer plus régulièrement à un rythme plus soutenu pour éviter de trop grandes disparités entre l’actualité de la distribution et celle de son système.

Néanmoins si nous proposons sidux, c’est qu’elle se révèle une excellente entrée vers le monde de Debian, une distribution dont la vocation a toujours été de respecter l’esprit du logiciel libre, notamment en préférant attendre la maturation d’outils offrant toutes les libertés de cet univers, plutôt que de compromettre sa cohérence en intégrant des éléments seulement partiellement libres ou commerciaux.

Le manuel de sidux vous fournit nombre d’informations pour réaliser votre installation. Le but du présent document est de les compléter par un article synthétique, que nous mettrons progressivement en perspective à des connaissances connexes ou génériques en matière d’informatique, de GNU/linux, et de distribution Debian. L’objectif étant de désacraliser ces usages, réellement accesssibles aux non-spécialistes, ainsi que de détailler certaines opérations spécifiques à la francisation du système.

samedi 30 mai 2009

Si vous partez d’un ordinateur neuf sans système ou d’un disque dur ajouté spécialement pour cette installation, vous avez de la chance : l’installation basique de sidux est parmi les plus rapides et des plus faciles qui puissent se trouver pour un système d’exploitation. Si votre objectif est un multi-démarrage en gardant Windows® vous devrez en préalable prendre connaissance de l’article de ce site consacré au sujet, pour en appliquer les contenus en préalable.

Sachez que cette installation est exclue sans disposer d’un minimum de 192 Mo de ram, 512 Mo étant fortement recommandés pour un fonctionnement satisfaisant a minima.

Après avoir téléchargé l’image correspondant à votre type de processeur et l’avoir impérativement gravée à vitesse réduite en mode Disk-At-Once (DAO), vous vous assurerez d’être en mesure de démarrer avec le CD-ROM.

1. Démarrage du CD-ROM

Au démarrage vous allez voir s’afficher GRUB et taper alors un "L" en minuscule au clavier, ce qui va figer le compte-à-rebours du démarrage afin de vous permettre de paramétrer celui-ci. Le mappage du clavier est en Qwerty et donc il faudra faire attention à ce que vous écrirez dans la ligne affichée en bas d’écran, prévue à cet effet.

Le "L" minuscule est en réalité le début de l’instruction [2]

lang=fr-fr

instruction qui permet bien que les langages embarqués sur le CD se résument à l’anglais et à l’allemand, de faire en sorte que le système reconnaisse des éléments tels que le fuseau horaire et le type de clavier qui vous correspondent.

Littéralement, pour écrire ’lang=fr-fr’ avec un clavier qwerty, il faut entrer ’lqng=fr)fr’ [3]

Le premier ’fr’ correspond à votre pays, et le deuxième à votre clavier. Si vous préférez un clavier qwerty, il faudra donc entrer ’lang=fr-en’ . Entrez donc dans la ligne l’expression complète correspondant à votre situation.

Après quoi il faut appuyer sur la touche "Entrée" du clavier pour lancer la procédure de démarrage de sidux. L’arrivée sur un bureau opérationnel peut prendre un délai variable qui dépend de la puissance et de la complexité de votre matériel. Néanmoins si au bout de cinq minutes rien ne se passe, alors soit votre machine est trop lente ou nécessite d’ajouter des instructions de démarrage ; auquel cas reportez-vous aux conseils du manuel de sidux sur ce sujet.

Notons qu’une option pouvant vous être utile au moment du lancement pour une installation, consiste à définir aussi dans la ligne de démarrage de GRUB, quelle sera exactement la définition d’écran par défaut qu’utilisera votre système, en utilisant cette synstaxe, par exemple pour un écran affichant en 1440x900

screen=1440x900

2. Installation

Si vous n’avez préparé vos partitions de disque dur en prévision de votre installation, alors faites-le. Vous trouverez nombre d’informations vous permettant de procéder sur le manuel francophone en ligne de sidux et quelques unes sur ce site.

L’installeur, accessible directement depuis un raccourci du bureau est traduit en français, traduction qui apparaîtra si vous avez comme conseillé plus haut, entré les codes lang=fr-fr dans la ligne de paramétrage de GRUB.

L’installation est très rapide si votre machine est puissante (moins de 3 minutes sur un core 2 duo 3go avec la version 64 kde-lite) et elle aussi bien expliquée dans le manuel francophone en ligne de sidux.

Pour ce qui concernera le choix de votre identifiant d’utilisateur et des différents mots de passe à saisir, procédez comme suit : choisissez-les et écrivez-les lisiblement sur un cahier prévu à cet effet, en prenant garde à la répartition entre chiffres, majuscules et minuscules et seulement après, saisissez-les deux fois avec soin dans les champs où l’installeur vous le demande. Rien n’est plus frustrant pour une personne débutante, que devoir recommencer toute l’installation pour ne pas se souvenir au juste des expressions qu’elle ou qu’il a entré à ce moment là...

À l’issue du processus d’installation, l’installeur vous retourne un message de confirmation de son succès, à partir duquel vous pouvez redémarrer en enlevant le Live-CD pour procéder à toutes les opérations complémentaires proposées ici, en guise de complément pour vous aider à finaliser votre configuration.

2. Conditions de redémarrage

Dès le premier redémarrage de l’ordinateur, celui-ci affichera un nouveau panneau similaire à celui du CD-ROM et destiné à vous permettre de choisir quel système d’exploitation démarrer. Il s’agit de GRUB, le chargeur de systèmes d’exploitation, avec lequel on ne peut interragir qu’au moyen du clavier, et en particulier du petit pavé fléché, qui permet grâce à ses touches haut et bas de sélectionner le système à démarrer.

Lors du premier redémarrage, le système prévu pour démarrer est votre nouvelle distribution sidux et un compte à rebours de seulement cinq secondes s’égrenne, pour vous permettre de lancer un autre système comme Window® par exemple.

Dès lors que vous naviguez entre les options proposées, le compte-à-rebours est suspendu. Le lancement d’un système ne s’effectue plus qu’à partir du moment où ayant séléctionné la ligne choisie, vous appuierez sur la touche "Entrée" (Enter) de votre clavier.

3. Préparation francophone de votre système

Lors de ce premier redémarrage nous allons arriver dans un environnement toujours anglophone et mettre en place les conditions de travail minimal en environnement francisé.

Vous arrivez dans un premier temps sur une interface qui n’existait pas sur CD, et qui vous propose de vous identifier et d’entrer un mot-de-passe. Vous pouvez soit cliquer sur l’icône de pseudonyme d’utilsateur vous correspondant soit entrer ce pseudonyme au clavier dans le champs approprié, puis dans la champs "password" entre le mot de passe d’utilisateur que vous avez choisi lors de l’installation.

Appuyez ensuite sur "Entrée" ou cliquez sur le bouton ad hoc avec votre souris. S’agissant du premier démarrage de l’environnement graphique, celui-ci pourra mettre un certain délai à s’activer jusqu’à ce que votre bureau personnel apparaisse.

Comme vous avez entré lang=fr-fr lors du lancement du liveCD d’installation, vous devriez voir s’afficher sans la barre inférieure un petit drapeau français. Il témoigne en fait du choix d’un clavier azerty proposé en alternance avec un clavier querty. En opérant un clic-droit sur ce-dit drapeau, vous pourrer activer une interface de configuration permettant de glisser entre deux fenètres parallèles (à gauche les choix possibles, à droite les choix configurés) différents mappages de clavier. Vous pourrez alors faire baculer le clavier anglais vers la gauche, consacrant le clavier français comme l’unique modèle devant prévaloir par la suite dans votre environnement.

Une étape beaucoup plus importante est à réaliser avant toute autre, la francisation au niveau système GNU/linux Debian. C’est à partir de celle-ci que les programmes en cours d’installation identifieront votre langue comme devant servir pour leurs interfaces, si ils comportent des fichiers de commandes francisées.

Pour ce faire vous allez utiliser Konsole, l’interface texte de votre système, accessible via le menu K -> System -> Konsole ; c’est une fenêtre de terminal GNU/linux dans laquelle vous entrerez d’abord

su

(switch-user sans argument, invoque implicitement l’administrateur ’root’)

Puis vous appuierez sur la touche "Entrée" du clavier pour activer cette commande.

La console vous demandera ensuite le mot-de-passe de l’administrateur tel que choisi lors de l’installation, que vous saisirez avec soin sans être surpris de ne rien voir affiché à l’écran, pour raison de sécurité, durant cette saisie.

Si tout se passe bien vous vous retrouverez être devenu l’administrateur dans votre console, ce qui se traduit par un changement du "prompt" (invite de commandes) d’où votre nom d’utilisateur a disparu.

Entrez ensuite

dpkg-reconfigure locales

S’ouvre alors une interface toute bleue dans la console, composée d’un panneau gris à la gauche duquel s’ouvre une fenêtre bleue sous laquelle figurent deux boutons : ’ok’ et ’cancel’

Tout d’abord c’est via la touche de tabulation de votre clavier, qu’il vous sera possible de sélectionner les éléments à activer dans cette interface, si vous l’essayez vous constaterez qu’elle vous permet d’activer tour à tour la fenêtre de paramétrage, le bouton ’ok’ et le bouton ’cancel’. La touche ’TAB’ est effet souvent utilisée par les interfaces en mode console comme outil de navigation entre les types de commandes.

Pour le moment c’est le champ de paramétrages qui nous intéresse et que nous sélectionnons.

Nous notons que pour y naviguer, c’est comme dans GRUB, on utilise les touche haut et bas du pavé fléché du clavier. Nous notons aussi que certains codes sont marqués d’une étoile et que d’autres ne le sont pas.

Tous ces codes réprésentent les variables linguistiques possibles avec Debian. Les codes actuellement marqués d’une étoile sont ceux qui étaient prévus pouvoir s’activer en cas de besoin sur le Live-CD.

Notre tâche va consister à déselectionner tous les codes marqués d’une étoile dont nous n’auront plus l’utilité. C’est nécéssaire car si plus d’un choix de localisation est paramétré sur le système, alors ce dernier ne pouvant déterminer lequel serait prioritaire, basculerait systématiquement sur une interface anglophone, qui ne serait pas en elle-même une ’locale’ mais techniquement la langue commune des programmeurs (’C’).

La sélection/désélection s’opère par appui sur la barre espace du clavier, ce qui a pour effet d’afficher ou d’effacer l’étoile marquant la ligne en cours.

Donc par exemple pour réserver la localisation des programmes au seul français de france, il s’agira de ne laisser marquée d’une étoile que la ligne :

[*] fr_FR.UTF-8 UTF-8

ou pour le français localisé en Belgique, de ne sélectionner que :

[*] fr_BE.UTF-8 UTF-8

Et il nous faudra désélectionner scrupuleusement toute autre option que la nôtre.

Celà fait, avec la touche tab, on sélectionnera ’Ok’ puis on appuiera sur "Entrée". L’ordinateur recompilera les paramétrages locaux de la seule langue qui nous intéresse et nous serons rebasculés dans notre console d’administrateur ordinaire, qu’à son tour nous fermerons via un raccourci-clavier pratique : Control+D

Un premier Control+D ferme le terminal root émulé dans terminal de l’utilisateur. Un second Control+D ferme le terminal utilisateur lui-même.

Après cette opération, nous somme sûrs que si nous installons un paquet et qu’il est traduit en français, son interface sera en français.

4. Réseau

Les autres opérations complétant notre installations nous imposent de disposer d’un accès à Internet. Aussi convient-il de nous assurer que les paramétrages réseau n’aient pas été effacés après l’installation.

La procédure est expliquée dans le manuel francophone de sidux et a recours au logiciel CENI. Nous conseillerons pour aller plus vite, de privilégier une connexion filaire (ethernet) à une connexion sans fil (wifi).

Si notre connexion est opérationnelle, nous avons déjà la possibilité de recourir au canal de chat #sidux-fr en cas de problème non-documenté. Il est bon de savoir que la communauté du libre est toujours bienveillante et prête à accorder son aide, mais voit d’un très mauvais oeil le dérangement par le personnes n’ayant pas pris la peine de lire la documentation concoctée par les bénévoles pour les aider. Cette particularité est très bien décrite par le raccourci de chat et de forum rtfm, qu’on peut dans ce cas obtenir pour toute réponse et qui est l’abréviation de l’expression anglophone "Read The Fucking Manual !"

Pour vous connecter au canal francophone, commencez par cliquer sur l’icône Sidux-irc disposée sur le bureau de KDE et après avoir choisi votre pseudonyme et vous être connecté, entrez dans la barre de message

/join #sidux-fr
Un autre moyen est de cliquer ici, choisir un pseudonyme, le canal #sidux-fr et appuyer sur login affiché sur la page web (cgiirc).

Cette information reste pour le moment incidente, car il vous reste du pain sur la planche pour pouvoir utiliser sidux à vos tâches informatique quotidiennes avec un minimum de confort.

5. Installation de smxi et mise-à-niveau post-installation

5.1. installer smxi

Debian Sid dont dérive sidux est un système à très haute charge évolutive, et donc il est formement conseillé de procéder à une mise-à-niveau de votre système dès l’installation de base achevée. Un outil très pratique existe pour ce faire et qui s’appelle SMXI. SMXI est un script originellement prévu pour Sidux et écrit par h2. Il rend entre autres accessibles aux débutants les mises-à-niveau du noyau, l’installation de pilotes propriétaires pour votre carte graphique (Sidux installe au départ les pilotes libres fournis dans Debian).

Lorsque vous utiliserez SMXI pour la première fois, ne soyez pas surpris de l’étendue des mises-à-niveau qu’il vous proposera : dans Debian Sid, en l’espace d’un mois, pratiquement tous les paquetages logiciels ont a minima évolué d’une version à une autre.

Nous allons faire un maximum de choses en mode graphique au départ, afin de limiter le temps passé en mode texte, c’est-à-dire hors environnement fenêtré, ce qui est une nécessité lorsque cet environnement graphique a beaucoup de chance de trouver lui-même devoir être mis-à-jour.

Pour installer smxi, ouvrez à nouveau votre Konsole et devenez-y à nouveau root. Entrez ensuite cette commande chainée :

cd /usr/local/bin && wget -Nc smxi.org/smxi.zip && unzip smxi.zip

Remarquez la méthode de chainage des commandes avec ’&&’ :

cd /usr/local/bin

vous déplace dans ce répertoire (cd = change directory)

wget -Nc smxi.org/smxi.zip

télécharge l’archive via Internet (wget) à l’url indiquée, avec indicateur de progression (N) et reprise en cas d’interruption (c)

enfin unzip smxi.zip la décompresse

smix est donc prêt à l’emploi.

5.2. Se familiariser avec le système APT et préparer la mise-à-niveau

Commencez dès la première utilisation à chercher à comprendre ce que vous faites. Les étapes qui suivent exploitent la grande facilité offerte par Debian pour installer des programmes existant par milliers sur Internet. Cette facilité vous permet d’installer un outillage correspondant à vos besoins personnalisés. Le gestionnaire avancé de paquetages APT (Advanced Package Tool) de Debian sera votre outil pour ce faire.

Consultez a minima la notice explicative publiée à son sujet sur le site internet de sidux.

Nous sommes toujours dans notre console d’administrateur, Si nous y entrons l’expression

apt-get update

Nous conduisons l’information interne sur les paquetages existants et leurs interdépendances dans notre ordinateur à coincider avec ce qui existe vraiment sur les miroirs Internet de Debian et Sidux. Il s’agit d’un élément important à vérifier chaque jour où vous aurez l’occasion d’installer des logiciels.

Nous allons commencer par enlever un paquet devenu inutile, celui de la germanisation de KDE qui ne nous servira plus et qui sinon serait même mis à jour. pour ce faire dans notre console root, nous entrons :

apt-get remove kde-l10n-de

Le retour de l’invite de commande signifie dans la console, la confirmation de la bonne exécution de la tâche demandée.

Ensuite, nous allons installer nano, un petit éditeur de texte qui marche directement dans la konsole, et qui va nous permettre à l’occasion d’éditer certains fichiers de configuration. La plupart des fichiers de configuration sont des textes, ce qui facilite grandement leur adaptation directe (si on sait ce qu’on fait, évidemment) en cas de besoin.

le commande pour installer nano est simple

apt-get install nano

la séquence d’installation est simple elle aussi : télechargement, décompactage et installation.

Profitons de cette primo-utilisation pour installer aussi les pages de manuel en mode console existant en traduction française :

apt-get install manpages-fr manpages-fr-extra

Maintenant nous allons faire comme si nous mettions à jour notre distribution, mais sans vraiment le faire ; nous allons seulement commander le téléchargement des archives (option d) sans qu’elles soient décompactées ni installées. Ainsi, pendant ce téléchergement, pourrons-nous continuer, en restant dans l’environnement kde, à nous documenter en surfant avec le navigateur embarqué de sidux (konqueror) notamment sur le manuel de sidux.

apt-get dist-upgrade -d

La liste de paquets qui va vous être proposée sera probablement impressionnante. Elle est fonction du délai séparant la première distribution du CD-Rom et votre date d’installation.

Consultez en particulier l’information concernant ce que vous êtes entrain de faire, à savoir mettre-à-niveau votre système, sur le manuel francophone de sidux [4].

Nous procéderons à la mise-à-niveau effective une fois bien informé et à l’aide de SMXI.

5.3. Utiliser SMXI

La procédure de téléchargement achevée, nous allons devoir sortir de l’environnement fenêtré. Le plus simple est de redémarrer l’ordinateur, et à l’affiche du panneau de choix de grub, d’ajouter simplement le chiffre 3 (rappel : nous sommes qwerty, donc le 3 s’obtient sans appui sur la touche majuscule) séparé des autres instructions à la ligne de lancement du système. Ceci provoquera un démarrage jusqu’au niveau d’exécution, sans lancement du serveur xorg [5].

À la fin du processus de démarrage on se retouve en mode texte, on entre root comme login et le mot de passe allant avec. Puis une fois devenu l’adminstrateur on lance :

smxi

Ce script très bien conçu s’auto-actualise au départ ; seul inconvénient, il est entièrement en anglais. Celles et ceux n’ayant que des notions trop limitées de cette langue auront sans doute des difficultés, car ce script évoluant quotidiennement, le traduire en temps réel relève assez de la mission impossible. Même si vous avez des difficultés, faites l’effort de lire et d’essayer de comprendre les messages affichés par smxi, car ils sont très méthodiques, didactiques et clairs, suffisant souvent à vous mettre sur la voie du choix à adopter face à chaque situation, y compris lorsque se produit une erreur.

En situation de post-installation, le script commence généralement par identifier d’éventuels défaut de logiciels dont aurait besoin pour réaliser ses tâches. Lorsqu’il vous demande d’installer ce type d’outil, il est conseillé d’accepter car cela garantit des opérations sans erreur.

Lorsque le noyau linux a subit des évolutions importantes entre le pressage du cd’rom de la distribution installée et la date d’installation, son utilisation vous épargne un travail d’analyse technicienne pour identifier et remplacer des outils devenus obsolètes.

N’hésitez pas non plus à en choisir une utilisation étape par étape dès lors que le script vous proposerait une option de sortie, par exemple à la suite de l’installation d’un nouveau noyau, avant la procédure de mise-à-niveau de la distribution proprement dite.

Parmi les fonctions que smxi vous proposera vous trouverez actuellement :

- la mise en place du dernier noyau pour votre distribution suivant la méthode de votre choix (méthode debian, méthode automatisée, méthode manuelle.etc.)

- l’ajout des miroirs de paquets contrib et non-free dans votre liste de références APT pour les paquets, si vous ne les avez pas encore ajoutés. [6]

- les procédures de mises-à-niveau de la distribution après signalement d’éventuelles instructions pour les paquets pouvant poser problème durant ces processus, et retours contrôlés avec suggestions de résolutions en cas d’erreur [7].

- la gestion des modifications pouvant survenir lors d’une évolution du serveur graphique xorg.

- la possibilité d’installer un pilote propriétaire correspondant au modèle de votre carte graphique. Sur ce point comme sur les autres, lisez attentivement les commentaires fournis pour chaque choix possible, afin d’y déterminer une réponse pertinente.

- Des procédures de nettoyages adaptées à la suite des opérations effectuées (nettoyage des paquets et noyaux inutiles).

En cas d’erreur, notamment suite à l’échec de l’installation d’un pilote VGA, smxi purra éventuellement s’interrompre et vous conduire à nouveau dans votre console de commandes. Il faut savoir qu’il n’est pas dutout dangereux de le relancer car il est prévu pour cela.

Normalement, même ces opérations sont longues puisque le nombre de logiciels mis à jour et remplacés est souvent impressionnant, en fin de processus, vous devriez être en mesure soit de redémarrer directement KDE (mais en tant qu’administrateur ce n’est pas particulièrement recommandé car potentiellement dangereux), soit de retourner en ligne de commande (quit) et d’y entrer ’reboot’ pour rédémarrer votre ordinateur.

Pour les francophones, le plus sage est de retourner dans la ligne de commandes afin de procéder à une dernière opération plutôt utile : franciser KDE 4 !

apt-get install kde-l10n-fr

À ce stade, nous voilà fin prêts pur un redémarrage dans nouvel environnement.

6. Redémarrage après une mise à niveau. Démarrage à partir du mode console

Sous GNU/linux, cette facilité d’utilisation du système hors de tout affichage fenếtré égare souvent les débutants. Quelques points peuvent vous être utiles.

- lancer KDE depuis le mode terminal en tant qu’utilisateur

Lorsque vous êtes logué en mode console en tant qu’utilisateur, voici la commande pour lancer l’environnement fenêtré :

$ startx

Il faut remarquer que si cette commande vous ouvre KDE, à la sortie vous ne pourrez que vous "déconnecter" sans accès à la commande d’extinction de l’ordinateur. Pour éteindre celui-ci depuis le mode console, vous devrez switcher pour devenir l’utilisateur root (mot de passe à entrer, évidemment) :

$ su

et une fois devenu l’administateur saisir cette commande :

# shutdown -h now

Notez que la console d’administration permet aussi le rédémarrage via la commande

# reboot

- lancer KDM depuis le mode terminal en tant que root

# kdm

En terme d’installation de programmes complémentaires, vous serez alors en mesure de procéder avec Konsole et exclusivement l’outil apt-get, sans devoir pour autant quitter votre bureau graphique.

7. Paramétrer Grub

Après l’installation de votre distribution et celle de nouveaux noyaux par exemple, le menu de démarrage de votre ordinateur vous propose des choix multiples qui pourraient vous embarasser. Quelques connaissances de Grub, en particulier de son fichier /boot/grub/menu.lst, pourront vous aider à simplifier et adapter les options proposées.

Faites toujours une sauvegarde de sécurité des fichiers de configuration avant de les éditer. Pour ce faire, et par exemple pour /boot/grub/menu.lst entrez dans une console root :

cp /boot/grub/menu.lst /boot/grub/menu.lst_sauvegarde1

On l’a compris cette commande ne fait que copier le fichier dans le même répertoire sous un nom transformé. Et le cas échéant la copie inverse vous permettra de restaurer votre fichier dans son état initial.

Consultez l’aide du manuel de sidux consacrée à GRUB et qui vous apportera l’information nécessaire à la compréhension des paramètrages de menu.lst

Toutes les lignes commençant par des signes dièse ’#’ sont des commentaires et donc n’influent pas sur le comportement de l’ordinateur à l’interprêtation des fichiers de configuration. N’hésitez pas à ajouter vos propres commentaires si ceux-ci peuvent vous aider à vous y retrouver.

Un point important à connaître aussi est que grub numérote pas mal d’options en partant du zéro. C’est le cas par exemple de l’entrée par défaut, c’est à dire le système d’exploitation qui sera lancé si auxun autre n’est sélectionné dans le délai voulu. Même si parfois on peut lire "saved", si l’on met ’0’ (zéro, sans les guillemets !) à la place de ’saved’ cela lancera le système correspondant là la première strophe active du fichier ; après une installation de sidux c’est généralement ce système, après celle d’un nouveau noyau, c’est celui-ci car ses entrées sont créées au-dessus des autres.

La ligne ’timeout’ vous permet de fixer en secondes le délai d’affichage du panneau de choix avant le lancement du système à démarrer pas défaut. Si vous y mettez un délai de zéro (’0’), GRUB attendra indéfiniment que vous ayez appuyez sur la touche "Entrée" pour lancer le système dont la ligne sera sélectionnée. Si vous mettez ’8’, il attendra huit secondes, etc.

Quasiment tout le coeur du fichier menu.lst est constitué de commentaires d’instruction et d’exemples. Les strophes correspondant à l’activation des différents systèmes de votre machine se trouvent à la fin.

Si vous avez Windows® et qu’il correspond par exemple à la cinquième entrée, il faudrait choisir ’4’ pour qu’il devienne malheureusement le système activé par défaut lors du démarrage de votre ordinateur.

Souvenez-vos que vous disposez toujours de votre Live-CD qui peut vous permettre d’aller éditer ou remplacer un fichier de configuration que vous auriez mal formé. Ceci dit, l’attention à ce que vous faites et notamment celle à vous documenter avant de modifier quoique ce soit est bien plus sage...

8. Pour compléter notre installation

Nous venons d’effectuer une installation très basique qu’il faudra sûrement compléter, notamment en installant des logiciels spécifiques et moins spartiates, des outils pour lire, décompresser, éditer et modifier des textes, des sons et des vidéos, des outils, serveurs et environnements de développement si vous en avez besoin.

Ceci fera l’objet d’un prochain article, mais en attendant vous pouvez vous connecter au chat #sidux-fr pour demander conseil à ce sujet ; souvent également, les utilisateurs Debian peuvent vous communiquer la liste des paquets qu’ils installent systématiquement et qui, si elle n’est pas trop spécialisée, pourra vous aider à choisir et personnaliser votre outillage.

Par exemple, pour installer quelques outils essentiels, vous pourrez entrer :

apt-get install iceweasel iceweasel-l10n-fr icedove icedove-l10n-fr gimp gimp-help-fr inkscape openoffice.org openoffice.org-l10n-fr openoffice.org-help-fr leafpad xpdf vlc audacious kaffeine-mozilla fontmatrix rar unrar-free sun-java6-jre sun-java6-plugin flashplayer-mozilla scribus comix azureus xsane

 [8]

D’autre part il peut s’avérer que l’environnement KDE 4, si confortable soit-il, puisse révéler trop lourd à utiliser pour votre ordinateur. Linux vous permet d’installer des environnements fenêtrés plus légers qui, installés sur votre ordinateur, pourront être lancés en lieu et place de KDE. C’est le cas de l’environnement fluxbox, qui est pré-installé sur toutes les versions de sidux. Fvwm-crystal est autre environnement fenêtre "light", qu’il est chaleureusement encouragé de tester. Pour le faire c’est très simple, si votre liste de paquets est à jour .. :

apt-get install fvwm-crystal

Le choix d’environnement graphique s’opère au niveau du panneau de connexion (kdm) au menu "session". Notez, notamment pour revenir vers KDE après un test, que votre dernier choix est mémorisé et sera utilisé par defaut au lancement suivant de l’ordinateur.

Conclusion liminaire

En attendant vous aurez sûrement remarqué qu’il peut être pratique de procéder à ces opérations en ayant plus d’un seul ordinateur, ce qui permet de se rapporter à la documention disponible en ligne tout au long des opérations. Ainsi même si vous n’avez qu’une seule machine, pensez donc à vos amis qui pourraient être aussi intéressés par l’expérience, et avec lesquels vous pourrez sur chacune de vos machines l’une après l’autre, procéder en même lieu et au même moment.

Un site entièrement consacré à sidux existe, et qui est administré par toute une communauté de passionnés francophones. Vous y trouverez des Niouzes, un Wiki et des forums entièrement dédiés à Sidux.

Pensez aussi, lorsque vous utiliserez sidux, que toute une équipe de bénévoles s’y emploie à mettre à jour le manuel de sidux, les wikis et forums de sidux et sidux-fr dans lesquel vous trouverez de nombreuses réponses aux problèmes que vous pourrez rencontrer. Il vous est recommandé de ce fait, d’y aller voir chaque vous que vous en rencontrerez.

Notez aussi que comme toute documentation de sujet technique, cet article gagnera en utilité si à votre tour, vous contribuez à en signaler les erreurs et défauts, les manques et les améliorations à apporter. Merci.

Notes

[1] On notera que Sidux et le manuel sidux offrent différentes méthodes de revenir si nécéssaire à leur version précédente, ou les maintenir sans les mettre-à-jour, pour continuer à les utiliser.

[2] La majeure partie des erreurs rencontrées par les personnes nouvelles venues à GNU/linux proviennent d’un manque d’habitude à vérifier scrupuleusement la correspondance exacte de leurs saisies au clavier aux instructions et exemples produits ; GNU/linux ne confond pas les caractères ; une majuscule n’est pas une minuscule, une étoile n’est pas un ’x’, un underscore pas un signe moins ; les instructions reportées soigneusement fonctionnent, contrairement à celles qui ne le seraient "qu’à peu près"...D’autre part l’autre erreur fréquente quand on débute, c’est dans linux, lancer une commande d’administration en étant simple utilisateur ce qui, en toute logique, vous retournera une erreur !

[3] Remarquez que les expressions de la ligne de démarrage de grub sont séparées par un espace : aussi si vous avez utilisé le L pour interrompre le compte-à-rebours, il sera sage de revenir avec la touche gauche du pavé fléché pour insérer un espace avant le début de ’lang=fr-fr’ ; à l’avenir, si vous voulez interrompre le compte-à-rebours pour toute au raison, utilisez la flèche vers le bas, qui elle n’écrit rien !

[4] Vous noterez que le présent document n’utilise pas les méthodes de mise-à-jour préconnisées dans le manuel de sidux, mais recourre à SMXI. C’est qu’il nous parait plus simple de proposer cette méthode alternative, pour les utilisateurs débutants, car celle-ci propose de nombreux niveaux d’information, d’assistance et de choix, ainsi que l’automatisation de certains processus, que vous n’êtes pas sensés maîtriser lors de vos premières armes sur un système Debian GNU/Linux

[5] Une autre méthode de passage à une utilisation sans serveur graphique, consiste à sortir de sa session, puis via le menu, de choisir "console login", se logguer en tant que root, et entrer ’init 3’, qui ferme kdm et x ; on peut alors entrer ’smxi’ bien que souvent le prompt soit vide.

[6] Ce tutoriel n’étant pas exhaustif et tentant de limiter votre période d’inconfort dans sidux, nous considérons que l’ajout ce certains miroirs relève des tâches excédant son domaine d’application. Toutefois, un miroirs intéressant à ajouter est le miroir debian multimedia (anciennement marillat), sur lequel on trouve des paquets spéciaux pour décoder et exploiter certains formats propriétaires comme le dvd-video (libdvdcss2) ou le wma. La liste chainée de commandes suivante s’obtient en entrant ’ !mm’ dans le dialogue du canal de chat #sidux dont le robot de service aynoS vous retournera le contenu gpg --keyserver wwwkeys.eu.pgp.net --recv-keys 1F41B907 && gpg --export 1F41B907 | apt-key add - ; echo deb http://www.debian-multimedia.org sid main > /etc/apt/sources.list.d/multimedia.list . Sur le principe, elle commence par ajouter à votre jeu de clé gpg les moyens d’authentifier votre connexion au miroir en question, puis crée le fichier /etc/apt/sources.list.d/multimedia.list dont le contenu est la ligne ’deb http://www.debian-multimedia.org sid main’ ...tout ça en une unique commande shell, ce qui peut déjà donner une petite idée des raisons expliquant l’intérêt des aficionados de linux pour cet outil.

[7] Ces opérations devraient être accélérées si comme proposé plus haut, nous avons téléchargé les paquets de mises-à-jour pendant que nous nous documentions...

[8] Tout ça installe le navigateur firefox et le courrielleur thunderbird en version debian, un logiciel de traitement d’images matricielles, un logiciel de création d’images vectorielles, une suite bureautique complète, un petit éditeur de texte très zen et très ’classe’, un lecteur de pdf, un lecteur de vidéos, un lecteur de mp3, un plugin pour lire les vidéos en ligne avec son logiciel parent, un visualiseur de polices de caractères, un compresseur-décompresseur pour les archives rar, l’environnement java de sun pour vos déclarations d’impots en ligne (!), le plugin flash pour voir les sites web quand on voit, un logiciel de PAO, un lecteur de bd, un logiciel de téléchargement compatible avec le cryptage des connexions, et pour finir un logiciel pour scanner les documents.

soundmedias - web collaboratif
(033) [0]9 53 44 37 57
F 31520 Ramonville St Agne
contact
contenus de ce site
© soundmedias 2009
voir les licences associées.